Véritable porte d'entrée de la Bretagne, la gare de Rennes incarne la transformation architecturale qui scelle le lien entre les deux rives de la ville et facilite les liaisons de transport. AREP a réaménagé la gare afin d'améliorer la gestion des flux piétons liés à l'arrivée de la ligne Bretagne-Pays de la Loire (30 millions de voyageurs attendus d'ici 2040). Cette transformation d'une « gare-pont » du XIXe siècle a constitué une véritable prouesse technique et architecturale et s'inscrit dans une réflexion urbaine plus large. Le nuage qui flotte au-dessus du paysage urbain sert à la fois de toiture à l'extension de la gare et de façade, tout en conférant au lieu une identité propre. Il se compose de quatre panneaux de sept mètres de large en coussins d'ETFE, un matériau léger utilisé comme alternative au verre. Ces feuilles sont transparentes et se chevauchent partiellement, laissant ainsi pénétrer la lumière naturelle et artificielle. Elles sont soutenues par une structure arborescente composée de poteaux métalliques et de poutres en bois. Chacun de ces poteaux est ancré au niveau -1 de la gare et s'élève jusqu'à 17 mètres pour atteindre le toit. Sous le nuage, une structure complexe aux allures d'origami, composée de 320 facettes, surplombe la zone de correspondance. À l'extérieur, une nouvelle passerelle enjambant les voies ferrées, la passerelle Anita Conti avec son ha-ha paysager, prolonge la zone de correspondance et s'élève progressivement jusqu'à 11 mètres avant de...