Réhabiliter et étendre le Palais de justice de Perpignan, c’est affirmer la continuité d’une institution fondée sur le temps long. L’intervention architecturale se mesure avec rigueur pour accompagner l’histoire plutôt que la recouvrir. L’extension contemporaine assume sa présence, mais dans une posture d’écoute : elle prolonge l’écriture du Palais Arago de 1866 et en révèle la solennité. Le projet instaure une relation de respect entre les matériaux, les proportions et les usages, créant un ensemble cohérent à l’échelle urbaine. La lumière devient la matière directrice : elle ordonne les espaces, clarifie les parcours et installe un sentiment d’équité, indispensable au fonctionnement de la justice.
La transparence du nouveau volume signifie l’ouverture de l’institution à la cité, tandis que la minéralité du socle rappelle la permanence du droit.
Une architecture qui pacifie, protège et rassemble.