Le projet s’implante, dans un secteur urbain en mutation, sur une parcelle marquée par des contraintes fortes (bruit, infrastructures) mais aussi des qualités paysagères à valoriser (ensoleillement, vues, talus protecteurs). Le projet tire parti de ce contexte en proposant une architecture contemporaine à échelle humaine, organisée en deux niveaux sur un sous-sol semi-enterré.
Le bâtiment accueille deux grandes entités : le pôle adulte (CMP, HDJ, CATTP, plateforme de réhabilitation) et les équipes mobiles (EMIS, EMPP, etc.), réparties selon une logique fonctionnelle et identifiable. Les locaux s’articulent autour de patios et de circulations claires, favorisant la lumière naturelle, les repères visuels et la lisibilité des flux. Un soin particulier est apporté à l’indépendance et à l’accessibilité des entités tout en favorisant les liens entre elles.
L’écriture architecturale s’inspire de la typologie régionale de la longère, réinterprétée de manière contemporaine. Les matériaux, comme l’ardoise en toiture et façades, ou le bois grisé, renforcent l’ancrage local et l’ambiance domestique du lieu, rompant avec l’image institutionnelle souvent associée aux structures psychiatriques.
Un choix fort du projet est de positionner les équipes mobiles en rez-de-chaussée, en dérogeant au programme initial qui les plaçait en deuxième étage. Ce choix répond à un double objectif : d’une part, il optimise leur fonctionnement et tient compte de leur mobilité fréquente, facilite les départ...