Un bâtiment universitaire est une ruche, théâtre de rencontres infinies et d’expression libre. Son architecture doit mêler l’évidente échelle publique avec la nécessaire intimité de l’usager. Alors, plutôt que bâtir une forteresse renfermant l’enseignement universitaire, nous créons un paysage extensif et intensif.
Extensif car le bâtiment se tourne vers le paysage lointain. Il regarde au-delà de son enceinte mais surtout on le regarde comme un signal sur le campus. Intensif car son architecture multiplie les strates en son sein. D’un côté, les circulations gagnent en épaisseur et deviennent vecteurs de rencontres. De l’autre, le jardin intérieur est une respiration, le havre d’une nature maîtrisée.
Faire d’un lieu public un lieu intimiste, protecteur et rassurant ; voilà le postulat ambigu d’une architecture pensée comme un paysage.